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Bio generale

C'était tout juste après la guerre...

1945 / 1962

   C’est un 16 août, à Créteil (Val de Marne), qu’ Anny Chancel voit le jour. Ses parents, Micheline & André Chancel, sont commerçants et, Anny bénéficie d’une éducation traditionnelle où prime le sens des valeurs. Elle coule des jours heureux, dans le 13ème arrondissement de Paris, dans un univers simple et aimant dont elle tire un équilibre solide. Très jeune, elle pratique le solfège, le piano et découvre la danse classique. Elle se met à rêver d’un métier de saltimbanque. Elle souhaite devenir danseuse étoile, acrobate, ou écuyère dans un cirque, mais c’est dans un cinéma désaffecté de la rue d’Arcueil (Paris 14), lors de sa première audition, que se scellera son destin d’artiste de music-hall...

   En effet, au début des années 60, Anny, qui participe à l’entreprise familiale en vendant des bonbons sur les marchés, s’oriente vers la chanson en intégrant un groupe de musiciens "Les Guitares Brothers". L’endroit incontournable pour les jeunes de l’époque est "Le Golf Drouot" où le directeur, Henri Leproux, organise des tremplins pour les chanteurs débutants. Le guitariste du groupe lui signale sa formation musicale et leur chanteuse. En contact avec Claude Carrère, ex-chanteur à la recherche d’une jeune interprète qu’il souhaite produire, Henri Leproux lui indique le lieu de répétitions. Claude Carrère s'y rend pour découvrir la jeune Anny qui interprète l’adaptation française de "Thinking of Our Love" de Cliff Richard & The Shadows ("sur ma plage") ainsi que deux titres de Petula Clark, "Chariot" et "Je chante doucement". Claude Carrère reviendra accompagné de Jacques Plait, alors directeur artistique des Disques Philips, et après des essais aux studios de la DMS, un premier EP (45 tours 4 titres) est enregistré avec pour titre principal l’adaptation française du "Sheila" de Tommy Roe. Après signature du contrat par ses parents, puisqu'elle est encore mineure, Anny devient SHEILA. Le test est réussi, il est temps de passer aux choses sérieuses…

L'école est finie...

1963 / 1969

   Son premier succès "L'école est finie" sort le 13 février 1963, et bat des records en atteignant jusqu'à 25000 ventes par jour. Les jeunes filles, qui se reconnaissent en elle, adoptent son uniforme composé d'une jupe écossaise et d'un chemisier blanc. La jeune fille aux couettes devient phénomène social. Numéro 1 des ventes, Sheila détrône les idoles déjà en place et vole la vedette à Claude François, Johnny Hallyday et Eddy Mitchell qui partagent habituellement le haut de l'affiche. Elle vivra dès lors une célébrité exceptionnelle pour devenir la chanteuse la plus populaire de sa génération. Ses titres se classent non seulement parmi les meilleures ventes françaises mais font des incursions régulières dans les hits étrangers (Argentine, Belgique, Canada, Espagne, Grèce, Israël) et sont repris en différentes langues.

   Cette première décennie vertigineuse ne lui laisse aucun répit, au point qu'elle tombe gravement malade pendant une tournée phénoménale et triomphante, qu'elle devra écourter. De là naîtra une rumeur assassine qui rebondira au fil des événements de sa vie d'artiste et de femme. Peu importe en quels termes on parle d'elle, son producteur se frotte les mains et mise désormais sur une carrière télévisuelle et radiophonique. Les récompenses qui s'accumulent et les ventes phénoménales de sa pouliche semblent lui donner raison. Après cinq ans de carrière, elle a déjà vendu 12 millions de disques, tourné un film à succès, donné son nom à une quarantaine de boutiques de mode, et tout ce qu'elle touche se transforme en or. Son fan-club rassemble plus d'adhérents que celui des Beatles. L'homme d'affaires est comblé, la chanteuse vit à un rythme effréné. Les disques d'or s'enchaînent durant toutes les années 60, L'école est finie - Pendant les vacances - Vous les copains - C'est toi que j'aime - Le folklore américain - Bang Bang - L'heure de la sortie - Adios amor - Petite fille de français moyen - Oncle Jo...

Les rois mages...

1970 / 1976

   Le tournant des années 70 s'avère difficile pour bon nombre de chanteurs mais Sheila entame cette nouvelle période avec "Les rois mages". Le million de disques est dépassé pour ce titre dont elle fait un tube dans tous les pays hispanophones et francophones.

   Sa vie privée devient, malgré elle, étroitement liée à son métier. Son mariage est médiatisé contre son gré et ses déboires conjugaux font la une de toute la presse à scandale. Sa cote de popularité lui permet de se renouveler et d'enchaîner les tubes sans relâche, Les rois mages - Poupée de porcelaine - Adam et Eve - Les gondoles à Venise - Mélancolie - Tu es le soleil - Ne fais pas tanguer le bateau - C'est le cœur - Aimer avant de mourir - Quel tempérament de feu...

   Si elle continue sa course au succès en restant la plus grosse vendeuse de disques en France, et en continuant d'exporter ses tubes (Allemagne, Argentine, Japon, Mexique...), Sheila reste frustrée de ne plus faire de scène et se sent prisonnière d'une image dont elle voudrait s'émanciper. Ayant déjà surfé sur la vague disco en reprenant "Doctor's orders" de Carol Douglas, (C'est le coeur, en 1975), elle voudrait s'engager dans cette voie et chanter en anglais. Elle souhaite explorer une nouvelle direction musicale, qui lui permettrait de sortir des repères trop balisés qui lui sont imposés, pour tenter un virage risqué qui la conduirait là où on ne l'attend pas. Pour qu'on lui donne cette chance, elle devra user d'un stratagème préparé dans le plus grand secret…

SB Devotion...

1977 / 1980

   Après une escapade décisive aux États-Unis, et au moment où elle ajoute un nouveau succès à son riche palmarès avec une chanson destinée aux enfants "L'arche de Noé", Sheila décide de lancer un coup de pied aux clichés dont elle est la proie. C'est en mai 1977 que les programmateurs de radio reçoivent un titre disco parmi les nouveautés "Love me baby" par le groupe SB Devotion. Tout le monde n'y voit que du feu et rapidement le titre devient un succès dans les discothèques et les hit-parades. C'est le public qui découvrira le premier que SHEILA se cache derrière ce pseudonyme mystérieux, et qui appellera les stations de radio pour dévoiler le subterfuge.

   Sheila, moulée dans un short pailleté, accompagnée de trois danseurs noirs, peut enfin apparaître à la télévision dans une chorégraphie où elle se montre sexy en diable. Le succès est colossal et la conduit immédiatement, avec son groupe, sur la scène européenne. Dans la foulée, elle propose une reprise disco du célèbre "Singin' in the rain" créé initialement par Gene Kelly. C'est un triomphe absolu et le titre se classe partout dans le monde. Avec l'album "Singin' in the rain", et les titres suivants (Hôtel de la plage, You light my fire, Seven lonely days...), Sheila et son groupe B Devotion sont de ceux avec qui il faut compter lors des plus prestigieuses cérémonies et émissions étrangères. Mais Sheila ne s'arrête pas là et collabore avec les "pointures" du moment, le groupe CHIC! Bernard Edwards et Nile Rodgers lui composent un album sur mesure, "King of the world" dont le premier extrait "Spacer" (sorti en 1979), se classe dans le monde entier. L'album sort dans une cinquantaine de pays et "Spacer" reste classé 26 semaines dans les hits américains (Billboard Hot Soul Music - Black Music - Cash Box - Seattle-Portland) en atteignant la 5ème place. Sheila devient la première chanteuse française à être classée aux USA depuis Edith Piaf.

   Elle revient à la langue de Molière le temps d'un disque plus rock, "Pilote sur les ondes", mais le projet qui l'enthousiasme vraiment est l'album qu'elle enregistre avec Keith Olsen et les musiciens les plus renommés du moment...

Little darlin'...

1981 / 1982   

   L'entreprise est ambitieuse et Sheila s'investira plus que jamais dans la réalisation du disque, L'album Little darlin' sort lui aussi dans le monde entier et se classe un peu partout, y compris dans les hits américains où il atteint la 49ème place du Billboard. Le single fait partie des playlists radiophoniques de tous les États-Unis aux côtés d'Al Jarreau, Stevie Wonder, Génésis, Rod Stewart et les Stones. Elle est la seule chanteuse française à avoir bénéficié de ce statut. La presse rock chronique et fait l'éloge de l'album et Sheila se voit ouvrir les portes de médias qui lui étaient refusés jusque-là.

   Si le disque a un bon succès en France, on est loin des gros succès populaires de la chanteuse et son producteur qui veut jouer la sécurité, exige un retour définitif en français avec des titres qui donneront l'impression à l'artiste de régresser considérablement. Les multiples projets de scène que Sheila réclame, et pour lesquels elle travaille très sérieusement, sont constamment avortés et elle s'installe à New York pour vivre en rupture avec son mode de vie habituel et travailler comme une débutante dans les cours de danse et de comédie les plus renommés de la "capitale du monde".

   Le torchon brûle entre l'artiste et son producteur et Sheila choisit de mettre fin à 20 ans de collaboration, après 70 millions de disques vendus. A la scène, ils ont vécu un tourbillon flamboyant et généreux, en coulisses, l'homme d'affaires a pris le pas sur les valeurs et les sentiments humains. Les années qui suivent seront une renaissance artistique et humaine pour celle qui cache depuis trop longtemps ses blessures profondes derrière un sourire de circonstance…

Vivre mieux...

1983 / 1985

   Cette renaissance, elle la partage avec une équipe française rencontrée à Los Angeles, Gérard Presgurvic, Philippe Abitbol, et Yves Martin qui lui concoctent l'album "On dit". Si l'album précédent lui avait acquis les journalistes rock, celui-ci lui ouvre les colonnes d'une presse plus sérieuse et plus intellectuelle qui salue la démarche et l'audace, l'originalité et la qualité du disque. Sheila est radieuse, d'autant plus qu'un autre album va être enregistré aux studios de Compass-point, aux Bahamas, et que cela lui donnera le matériel nécessaire pour réaliser enfin le projet de scène dont elle a trop longtemps été privée. L'album "Je suis comme toi", produit par Yves Martin, et spécialement pensé pour la scène, est un alliage de différents styles musicaux qui va du rock au reggae, en passant par la pure chanson française. Il contient au moins trois des plus belles chansons de Sheila (Emmenez-moi, Vivre mieux, et l'écuyère). C'est une réussite saluée par les critiques unanimes de tous horizons.

   A l'aube de ses 40 ans, Sheila se sent pousser des ailes. Le ministère de la culture propose à un jeune créateur débutant, Jean-Paul Gaultier, de réaliser une métamorphose de la chanteuse lors de l'émission "Grandeur Nature" où Michel Cressole, journaliste à "Libération", l'interviewe longuement. Les Carpentier lui consacre un "Formule 1" et elle est l'invitée surprise de la dernière de Johnny Hallyday au Zénith pour le duo "Mon p'tit loup". Le Zénith! Cette toute nouvelle salle d'envergure est pour elle l'aboutissement de cette vingtaine d'années de vie artistique. Elle, qui depuis des années réclame un retour sur scène, répète en secret d'hypothétiques spectacles sans jamais voir la concrétisation de promesses maintes fois repoussées, va enfin retrouver l'ambiance électrique des concerts dans son pays d'origine.

   Le 22 février 1985, c'est devant le tout Paris que Sheila brûle les planches avec une énergie de lionne. Le show est encensé par toute la presse, et sera qualifié de plus beau spectacle de l'année. La performance de Sheila est saluée dans tous les quotidiens à coups de gros titres élogieux, on dit qu'elle trône sur le Zénith, qu'elle le met en état de choc, que ça déménage, qu'elle éclate et casse la baraque, qu'elle a gagné, qu'elle est libérée et métamorphosée. Elle s'y produit durant presque un mois et réunit un total de 100 000 personnes. Cela n'empêche pas une nouvelle rumeur malveillante de parler d'échec, et Sheila devra en subir les affres durant les prochaines années de sa carrière…

Partir...

1986 / 1989

   Sheila souhaite préparer un nouvel album mais pour l'heure, elle participe à un film de Raoul Ruiz, à une chanson caritative sous la houlette d'Alice Dona pour les femmes du monde, et à l'opération "Chanteurs sans frontières" pour un concert à La Courneuve. Depuis sa séparation artistique d'avec Claude Carrère qui est devenu très influent dans le métier, les maisons de disques contactées sont frileuses. Après un 45 tours "Comme aujourd'hui", (adaptation du "Be my baby" des Ronettes en 1963), qui se classe au Top 50, Sheila travaille à un nouvel album et envisage une nouvelle scène parisienne, mais en octobre 1987, elle est hospitalisée d'urgence suite à une septicémie qui la laisse plusieurs heures entre la vie et la mort. Cet évènement guidera sa vie dans une nouvelle direction et Sheila se tourne vers des recherches philosophiques et spirituelles qui la conduisent à rencontrer Patrick Drouot, spécialiste de la réincarnation. Elle effectue un travail sur elle-même et explore la méditation transcendantale pour puiser, à la source, la force qu'elle doit retrouver après cette épreuve.

   Durant l'été 1988, un studio mobile trouve place dans sa maison des Yvelines et les dix titres qui composeront l'album "Tendances" y sont enregistrés. Yves Martin, son compagnon et producteur, ainsi que ses frères, Jean-Pierre et Alexandre, sont toujours à l'écriture et à la composition. Le fidèle Dominique Blanc-Francard et, parmi les nouveaux venus, Didier Barbelivien, Jean-Paul Dréau, Jacques Cardona et Luc Plamondon font partie de l'aventure. Le premier extrait "Pour te retrouver" rentre au Top 50 et l'Olympia se profile pour l'automne 1989.

   Son univers professionnel s'éloigne de plus en plus des valeurs humaines dont elle a besoin. Lassée d'un système qui n'est plus en adéquation avec ses aspirations, elle annonce au cours d'un Olympia de 12 jours à guichets fermés, qu'elle souhaite mettre un terme à sa carrière scénique et discographique. Le public, sous le choc, fait trembler la salle et partage les larmes que la chanteuse ne peut retenir. Le dernier extrait de l'album, "Le Tam Tam du Vent", se classe plusieurs semaines au Top 50, tandis que Sheila se tourne vers la sculpture et l'écriture.

On s'dit plus rien...

1990 / 1997

   Antenne 2 lui propose d'animer une série de quatre émissions mensuelles, "Coups de coeur". Sheila relève le défi et intervient dans le choix de l'affiche. S'y succèdent, tour à tour, Florent Pagny, John Travolta, Jean-Louis Aubert, Marie-Claude Pietragalla, Julien Clerc, Jane Birkin, et pour la dernière, Alain Delon. Après cette expérience, l'artiste enregistre une chanson inédite "On s'dit plus rien" qui vient agrémenter un coffret de 3 CD de ses plus grands tubes. Michel Drucker installe l'équipe de "Music Stars" dans la maison de la chanteuse, pour tourner l'émission qui célèbrera les 30 ans de carrière de Sheila. Il fera son plus gros score de l'année 1992 avec 8 millions de téléspectateurs. L'année suivante, toujours avec lui, elle co-anime le "Stars 90" en hommage à Claude François et enregistre pour l'occasion un duo virtuel avec son ami disparu, "17 ans". Ce sera un nouveau record d'audience, et Sheila reprend la plume pour achever son premier livre "Chemins de lumière", qui paraîtra au printemps 1993. A travers le témoignage d'une expérience spirituelle intime, elle propose un guide vers la lumière.

   En 1994, elle tourne dans un épisode de "Van Loc", inspiré du livre de souvenirs du commissaire marseillais Georges Nguyen Van Loc. C'est l'épisode de la série qui fera le plus gros audimat.

   Au printemps 1995, Sheila sort un roman "Et si c'était vrai". Il s'agit d'un jeu de piste où l'on peut retrouver, parmi la fiction, des personnages et évènements qui ont jalonnés la vie de la chanteuse.

   Si dans l'immédiat elle est active auprès de l'association "Les élus locaux contre le sida", créée par Jean-Luc Roméro, ses admirateurs la pressent de revenir à la musique. Durant l'été 1996, elle co-anime, avec Dave, une série de neuf émissions "Salut les copains" et, un an plus tard, elle publie son premier véritable roman, "La Captive" dont l'histoire se déroule au Bouthan. Sheila envisage son retour à la chanson et c'est grâce à son ami Pascal Sevran qu'elle pourra négocier avec une maison de disques pour un nouveau disque…

Sur un fil...

1998 / 2001

   Le disque du retour sort en janvier 1998 et parmi les anciens titres réenregistrés et réarrangés, Yves Martin écrit deux nouvelles chansons. La sortie de l’album est fêtée en fanfare dans la discothèque Le Queen, et devient disque d’or en quelques mois.

   Sheila reçoit la légion d’honneur des mains du président Jacques Chirac et prépare sept représentations à l’Olympia. L’ambiance y sera "démoniaque" et l’ingénieur du son aura un mal fou à sonoriser la salle tellement le public est survolté. Selon l’avis général, le retour est à la hauteur et Sheila part sur les routes pour une longue tournée avant de jouer les prolongations pour 3 jours de plus à l’Olympia en février 1999. Sur cette lancée, un nouvel album est enregistré. Au vu de ce que vit l’artiste, il est nommé "Dense". Si elle a repris le rythme de la promotion, c’est définitivement la scène qui a motivé son retour et elle s’y adonne plus que jamais en prolongeant sa tournée sans relâche. Elle reste néanmoins très investie au sein de l’Association ELCS et prépare un concert acoustique pour la télévision. Ce récital, conçu pour la chaîne Canal Jimmy, permettra à Sheila d’interpréter huit titres de son répertoire et de faire deux reprises, "Smile" et le "How sweet it is to be loved by you" de Marvin Gaye, dans la version de James Taylor. Les séquences chantées seront entrecoupées d’une interview par Didier Varrod. Ce travail acoustique aura une influence sur les futures réalisations de l’artiste…

Toutes ces vies...

2002 / 2005

   Sheila reprend sa tournée, en commençant par deux dates dans l’île de la Réunion, et prépare un mini album en prémices à ses quarante ans de carrière qu’elle fêtera à l’Olympia. En août 2002, elle perd ses parents à quinze jours d’intervalle. C’est dans ce contexte douloureux qu’elle enregistre "Toutes ces vies" qui est le titre phare de l’album. Si la question d’ajourner cet Olympia s’est posée dans l’entourage de la chanteuse, elle choisit de continuer le show avec une force et un courage qu’elle-même ne soupçonnait pas. Ce spectacle, elle le doit à son public, fidèle depuis quarante ans, et à ses parents qui, elle en est certaine, veillent sur elle là d’où ils sont. Michel Drucker présente "Sheila, mes 40 ans" où elle chantera en duo avec Françoise Hardy, Dave et Serge Lama. L’émission réunit cinq millions de téléspectateurs.

   Le 1er novembre 2002, le rideau rouge de l’Olympia s’ouvre pour deux heures d’un show où, comme le titrera Paris-Match, Sheila réinvente Sheila. Le Monde lui consacre une pleine page élogieuse et l’enregistrement public du spectacle sera certifié disque et dvd d’or. Une nouvelle tournée débute à travers la France et un livre d’entretiens menés par Didier Varrod, "Ne vous fiez pas aux apparences", paraît aux éditions Plon. Elle poursuit sa tournée, son combat contre le sida, et signe avec la maison de disques Warner qui s’atèle à une réédition en CD de la plupart de ses albums originaux…

L’amour pour seule prière...

2006 / 2011

   Sheila enregistre une nouvelle chanson signée Laurent Marimbert, "L’amour pour seule prière" et sa maison de disques publie l’intégrale de ses enregistrements studio avec de nombreux bonus.

   Sheila est toujours en tournée et prépare un nouveau spectacle au Cabaret Sauvage. Ce sera le plus intimiste de ses concerts avec une formation de cinq personnes. Elle y interprète deux chansons spécialement écrites pour elle par Clarika, Marie Nimier et J.J. Nyssen, "Donne-moi ta main" et "Sous le regard des filles". Les prolongations auront lieu à l’Olympia en ouverture et en fin de tournée.

   Canal plus prépare une série de courts-métrages et Sheila est choisie pour incarner le rôle d’Hélène dans "La Dinde" d’Anna Margarita Albelo et Patrick Thévenin. Le film est dédié à la fin d’une génération de femmes au foyer et Sheila y est décalée à souhait. Diffusé dans le cadre de plusieurs festivals, il obtiendra le prix de "Meilleure Comédie" au Festival du court-métrage de Malte.

   La tournée de Sheila la conduit jusqu’à Tahiti où elle est accueillie en star. Elle fait un tabac dans tous les Zénith de France en participant à deux saisons de la tournée "Age tendre"En septembre 2011, elle commence les répétitions de "Danse avec les stars" avec Julien Brugel pour partenaire. Cette collaboration faite d'énervements et de fous rires sera la source d'inspiration de son prochain livre. Malgré un jury sévère, elle ira jusqu’en demi-finale grâce aux votes d'un large public qui la soutient fermement et la maintient en tête du classement.

Pour sauver l’amour...

2012 / 2016

   A l’occasion de ses cinquante ans de carrière, Sheila est l’objet d’un documentaire "Sheila, l’histoire d’une vie" où elle interprète pour la première fois "Le petit bal perdu" de Bourvil. Le tournage suit ses traces de l’île Maurice aux États-Unis où elle retrouve Nile Rodgers et Keith Olsen qui participent à l’émission. Plus de trente ans après leur collaboration, leur complicité est intacte et Sheila et Nile ne résisteront pas à l'envie d'improviser un "Spacer" (guitare-voix) jubilatoire.

   5 fois 10 ans, comme Sheila se plait à nommer ce jubilé, ne peuvent se fêter autrement que sur scène, et l’Olympia lui ouvre de nouveau ses portes pour septembre 2012. Ce spectacle fait un survol de sa carrière avec un choix de titres jamais interprétés sur scène et complètement revisités, un hommage à Eric Charden et à Claude François, un tableau très épuré - au milieu d'un spectacle très tonique - composé de reprises de grands classiques français des années 50 (piano, basse, accordéon), mais surtout une large sélection de chansons inédites à paraître en fin d’année. L’album "Solide", produit par Yves Martin, est très attendu par le public. De nouveaux auteurs et compositeurs rejoignent l’équipe de Sheila parmi lesquels Florian Gazan, Jacques Veneruso et Nina Bouraoui. Le single "Pour sauver l’amour" écrit par Yves Martin et Patrick Lemaître, fait un passage dans le top 50 des meilleures ventes.

   En février 2013, une Victoire lui est décernée pour l’ensemble de sa carrière, et elle publie en octobre son cinquième livre "Danse avec ta vie", où chaque rythme des danses interprétées avec Julien Brugel la renvoie aux émotions les plus fortes de son existence.

   En mai 2016, elle est récompensée au Liban, lors de la 16ème cérémonie des Murex d'or, où elle reçoit The Achievement Award. Elle publie la même année un nouveau livre "Les bonheurs de la vie", où elle dévoile ses secrets de forme et son mode de pensée positive, et son complément "Les bonheurs de l'exercice" où elle exécute elle-même les exercices sélectionnés en collaboration avec sa coach sportive Véronique Bonhomme. En octobre 2016, son double DVD "Rétrospective", proposant un survol de plus de 50 ans d'émissions télévisées, devient DVD d'or en quelques semaines. Elle annonce un nouvel album qu'elle veut résolument différent des précédents.

   Sheila est toujours en tournée et il y a fort à parier, si on additionne les dates de ses spectacles, qu’elle ait déjà rattrapé le temps perdu. Les projets continuent de fourmiller dans la tête de cette lionne qui croque la vie en restant passionnée. Sheila déploie toute son énergie et sa joie de vivre, elle aime toujours autant les défis et reste prête à s'aventurer vers de nouveaux horizons pourvu qu’elle s’amuse. Cette inépuisable artiste qui a vendu plus de 85 millions de disques dans le monde vit encore aujourd'hui à cent à l'heure en continuant de distraire les uns et de faire rêver les autres…

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